Comme il se veut, comme il se peut, un etre entier, unique et solitaire, tel que la nature l’avait concu, libre des fausses notions, des fausses expressions, des faux sentiments d’amour et d’appartenance, solitaire, dans la verite de son existence, non dans l’allegorie d’une communaute ecartelee, artificielle, degoutante. Comme il se veut comme il se comprend, atome, seul, qui se divise et se maintient pour nulle autre raison que se maintenir, non, maintenir l’equation absurde qui l’a invente, l’equation brutale, cannibale, sanguinaire, la maitresse sans maitre, et lui, l’esclave, qui se veut, qui se croit maitre, dieu, qui se croit et dessine sur une tablette l’image d’un pere, et s’agenouille, et grandit dans une petite boite verte et bleue qu’il s’est construite, qu’il habitera lorsque vie lui refusera raison de vivre, lorsqu’il redeviendra ce qu’il a toujours ete, le rien d’un rien d’un rien, lorsqu’il goutera la saveur du neant auquel il appartient.

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