Quand l’air gras, visqueux, t’apparait la bas, derriere les chaises, a travers la porte entrouverte, au fond de la chambre que tu hantes, et qu’il s’approche, jaune et lugubre, lentement, insolemment, de toi, suant les flots de son amertume, puant sa moribonde nature par les pores dilatees de sa peau fletrie, leve-toi, brise les chaines qui te lient a ta cellule grise vieillissante, degage l’espace, cours, fuis, abandonne, car une fois ton ame enveloppee, infestee par son spectre putrefie, tu gouteras a la mort, la mort lente, persistente, implacable, non, tu la chercheras, la souhaiteras, l’imagineras, mais ne pourras pas l’obtenir que lorsque tu ne sauras quoi faire d’elle, et qu’elle ne saura quoi faire de toi.

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