Quelqu’un apprend a ne boire que sa salive, trempee de poussiere salee, et d’images qui reviennent. Sa voix est dans sa valise, et sa valise attend dans le ventre d’un avion ou d’une chambre d’aeroport, quelque part, le seul endroit ou parler est possible mais inutile, car on comprend un regard, le seul endroit ou partir est inutile mais inevitable, car l’espace est unique, instable, et infini.

Le jour infini, la soif infinie, sans une voix, une goutte.

Donne-moi une. Donne-m’en. Vite. Je meurs.